Le projet Influenza

Influenza est un projet visuel et théâtral à l’échelle d’une ville, qui interroge les mécanismes de la rumeur : comment elle est source d’angoisse, de fantasmes ? de questionnement, d’imaginaire ? comment elle est projection de sens ? comment elle génère du lien au sein d’un groupe, d’une ville ?

Nous créons une série d’événements visuels qui se répandent dans la ville. Incarnés par des acteurs/complices habitants de la ville ou portés par des objets plastiques, ils mettent en scène des moments clés d’une rumeur. Pendant les trois semaines que dure le projet, ils suivent une évolution allant d’un mode sobre et réaliste jusqu’à une forme métaphorique et spectaculaire.

Ces événements sont des surfaces de projection de fantasmes que nous proposons à la ville et ses habitants. Ils sont des supports à l’angoisse, l’humour, le scepticisme, l’émotion, la pensée… Nous recueillons ces projections et les mettons en scène lors de l’événement final.

  • Des événements visuels, logo et fausses verrues qui se répandent sur les murs, les affiches, et jusqu’à une immense loufoquerie apparaissant sur un bâtiment important de la ville
  • Des événement de “théâtre invisible” organisés et joués avec des groupes de volontaires parmi les habitants (classes primaires, collégiens, personnes en maison de retraite, groupe de comédiens amateurs…)
  • Un événement final, grande fête collective où sont réunis tous les complices du projet, et où sont mis en scène d’une part le processus de création, d’autre part les paroles des habitants de la ville entendues tout au long des interventions.

Influenza est porté par trois artistes :

  • Sandrine Pitarque dont la biographie se trouve ici
  • Izabelle Roy. Artiste plasticienne Suisse, Izabelle Roy obtient en 2000 une bourse-résidence d’un an à la Cité Internationale des Arts à Paris, ville où elle réside encore. Dans son travail, qui emprunte toutes les voies qu’offrent les arts plastiques et la vidéo, elle questionne les incohérences de la société, les clichés, le diktat des images, et souligne leur influence sur le comportement humain. Elle échafaude des situations autour du possible espoir de changement, du passage de la vie ordinaire à une vie extraordinaire via les mirages du succès et de la réussite dont les médias font commerce. En 2005, elle réalise JURA, cinquante portraits filmés de Jurassiennes et Jurassiens, documentaire choisi pour célébrer le 25e anniversaire de l’entrée en souveraineté de la République et Canton du Jura, et soutenu par Pro-Hélvétia, le Pour-Cent Culturel Migros et Regio Films.
  • Anna Schmutz-Lacroix. Anna Schmutz-Lacroix évolue comme comédienne entre la France et l’Allemagne, du théâtre du Rond-Point à la Schaubühne (où elle a été permanente pendant deux ans), de l’Opéra de Lyon à Kampnagel, du Théâtre de Nanterre Amandiers au Thalia Theater de Hambourg. Elle travaille sous la direction de Franck Berthier, Alain Carré, Gabriel Garran, Clyde Chabot, Adel Hakim, Peter Beat Wirsch, Alexander Krebs, Mathias von Hartz, Michaël Bandt et Thomas Ostermeier. Anna a aussi traduit Nothing Hurts de Falk Richter en français pour le compte des éditions de l’Arche.

 
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